Pour l'exposition D'abord les forêts #2 à la Maison Laurentine, j'ai proposé un autre projet d'installation,
incluant un grand dessin dont voici ci-dessous un croquis préparatoire.
Le projet s'appelle Danse voir! .
Par une ouverture étroite et sombre, le regard du spectateur tombera sur une image un peu magique, étrange, chamanique: celle d'une apparition d'un vieux cheval blanc à l’intérieur duquel danse
depuis des siècles un vieux chamane, se mouvant éternellement dans le corps de l’animal.
Cette danse fiévreuse du chamane prolonge joyeusement la longue vie de son hôte-esprit; elle célèbre l’identification à l’impérissable.
Cette image centrale fait écho au très vieux cheval blanc présent au village voisin d'Aubepierre sur Aube (où se trouve la Maison Laurentine) qui s'appelle Dancevoir...
Depuis que j'ai commencé à faire de la gravure, je me suis plu dans la gravure sur zinc, dans la taille douce.
Bien que je sois loin d'avoir fini d'explorer ce support, j'ai voulu essayé la gravure sur linoléum. A priori, cela correspond moins à mon trait, mais je trouve cela agréable à travailler et ça
pourrait être intéressant de creuser la question...
Ce dessin (dont voici au dessus un détail) est un croquis de projet d’installation, en volume, dans la forêt.
Cela s’appelle la Marche des Esprits.
Les animaux de la forêt, et personnage(s) seraient disposés dans un forêt, plantés dans le sol, en attitude d’une marche d’exode,
d’une migration, d’une ronde...
Le matériau envisagé pour créer ses formes animales ou humaines a un sens très important et est à l’origine de la forme: il s’agit de
plaques de zinc découpées (donc il ne s’agit pas de volumes mais de silhouettes en 2 D ) qui à la fois reflètent le paysage et sont dessinées, gravées.
Cela leur confèrerait un aspect fantômatique, comme une transparence étrange, une présence mystérieuse, comme celle
d’esprits...